20 novembre - considérations

Publié le par lelaboratoire.over-blog.net

IMG 4600 copie

 

Photographier c’est percevoir le monde. C’est inscrire dans la durée notre mémoire. Comment la photographie pourrait-elle épuiser tous les possibles ? Puisque la vie est inépuisable. Il suffit à tous de s’émerveiller devant les plus simples actes du quotidien. Georges Perec, s’y était essayé en littérature, dans sa « tentative d’épuisement d’un lieu parisien »,

 

http://www.desordre.net/textes/bibliotheque/auteurs/perec/saint-sulpice.html

 

Même si le petit livre existe, on pourrait s’assoir à la place de Perec, sans venir à bout de ce qui croise notre regard et de tout ce que nous ne pouvons voir, obligé de sélectioner plus ou moins consciemment ce que nous pourrions retenir. J’ai tenté, place de la Comédie à Montpellier l’expérience pérecienne avec mon petit appareil photo. Installé à une terrasse j’ai photographié le flux incessant des passants, j’aurais pu filmer dans un plan fixe, mais le hors champ ne s’y inscrirait pas. Hors champ qui dans l’écrit existe le temps de poser les mots sur le papier.

 

Même si j’imagine m’y installer régulièrement je ne pourrais épuiser photographiquement la vie qui passe. Comme tous les photographes, aujourd’hui plus nombreux encore avec leurs smartphones, ne pourront réaliser l’inventaire le plus exhaustif de la planète. Je ne parle pas de ces photos aussi que l’on imagine et que l’on met en scène, là encore inépuisable, puisque notre imaginaire s’il reste en éveil ne peux se tarir.

 

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